22 de febrero de 2013

Numérisation des documents historiques


Texte de Josep Matas, avocat [ www.legalment.cat ], sur la numérisation de documents historiques, l’accès publique à ceux-ci et leurs conditions d’utilisation.

Les archives, bibliothèques et centres de documentation ont assumé comme l’une de leurs missions principales de numériser ses fonds et de les rendre accessibles au public via Internet. Des initiatives individuelles de quelques institutions, ou des programmes collaboratifs comme Europeana ou Memoria Digital de Catalunya, déversent quotidiennement sur la Toile des milliers de documents, une avalanche merveilleuse d'information qui, cependant, soulève de nombreuses questions du point de vue technologique et des critères méthodologiques, ainsi comme sur la façon de l'offrir au public. La dernière question est le sujet de ce court texte. C’est une demi-douzaine de billets tirés de l'observation de l'information qui accompagne habituellement les images des documents numérisés qui sont diffusées sur le réseau par ces programmes. Ces commentaires portent principalement sur des documents historiques.

1 – Il ne faut réserver des droits que quand il y a des droits à réserver
Dans de nombreux cas, la présentation d’images s’accompagne de mentions de réserve de droits et de limitation des usages. Parfois on utilise le symbole © et parfois les limitations s’expriment avec un avertissement du style "tous droits réservés". Ces indications sont souvent incorrectes, en particulier dans le cas des documents anciens. Rappelons que tous les documents ne méritent pas la protection accordée par les lois de propriété intellectuelle. De nombreux documents (administratifs ou des normes, par exemple) n'ont pas ladite protection. D’autres qui pourraient l’avoir (correspondance, cartes, dessins, textes littéraires, photos...) peuvent se trouver déjà dans le domaine public et être donc librement utilisables. Par conséquent, avant d’indiquer que certains droits sont réservés, il faut vérifier si vraiment des droits à réserver existent. Sinon il faut indiquer explicitement qu’ils ont utilisables librement.

2 – La numérisation d'un document ne donne pas de droits à celui qui la fait
En complément de ce qui a été dit dans le premier point, il n'est pas correct de s’octroyer des droits sur les reproductions. Nous avons observé des cas où l’on limite l’utilisation des documents en invoquant des droits non pas sur le document originel mais sur les reproductions, ce qui est erroné car les reproductions mécaniques ne confèrent aucun droit susceptible de protection. Il n’y a de droits d’auteur ni pour l’établissement (archive, bibliothèque…) qui la réalise ni pour une société tiers contractée pour cela.

3 - Ne pas utiliser les licences Creative Commons en vain
J'ai souvent lu des notices d'autorisation d’utilisation de documents seulement pour la recherche, l'enseignement ou l'étude, en interdisant l’utilisation commerciale. Parfois cette information se résume en utilisant une licence CreativeCommons. Bien qu'il soit sans doute motivé par le désir d'encourager l'utilisation de ces documents, il est nécessaire d'insister sur l'importance de vérifier d'abord s'il y a des droits à protéger, comme indiqué au point nº1. Même dans le cas où il y en aurait, il faudrait vérifier s’il est adéquat d’établir des telles limitations. Si les droits appartiennent à l’établissement ou à son institution de tutelle, par exemple, on peut choisir d’autoriser l’utilisation libre. En d’autres mots, interdire l’utilisation commerciale n’est pas indispensable ; en réalité l’autorisation est en conformité avec les politiques de réutilisation des informations promues par la Directive 2003/98/CE. Enfin, utiliser de façon inadéquate une licence Creative Commons peut être , en plus d’incorrect, tout à fait contradictoire avec les buts d’ouverture et de favorisation de l’utilisation libre qui sont précisément la raison d’être de ces licences.

4 - Filigranes, non merci
Si les documents sont librement utilisables ils ne doivent pas être protégées par des filigranes. Ils font déjà partie du patrimoine commun et il n’a pas de sens de compliquer leur téléchargement et utilisation, ou d’y apposer le nom de l’établissement. Sur cette question, qui est plus complexe que cela puisse paraître, il faut suivre la Recommandation 2011/711/UE qui préconise de «limiter le recours à des filigranes ou d’autres mesures de protection visuelle envahissants qui rendent le matériel numérisé du domaine public moins facile à utiliser» (Recommandation 5c).

5 – Tout en échange d’une citation
L’utilisateur qui souhaite utiliser la reproduction [d’un document], à n’importe quel fin, doit être prié de citer la référence du fond ou de la collection ainsi comme l’établissement. En plus d’être le plus rigoureux professionnellement, la citation permettra à d’autres utilisateur de consulter et utiliser à leur tour ce document ou d’autres. Une bonne pratique dans ce sens apportera également davantage de valeur à son propre travail. Par conséquent, dans l’intérêt des citoyens et de l’établissement même, il faut insister sur cette recommandation et la rendre bien visible.

6 – Laisser à l’utilisateur apporter de l’information
La présentation des fonds et des collections sur le web devrait toujours permettre de contribuer, de façon directe et simple. L'expérience permet de conseiller de limiter la possibilité de laisser des commentaires aux utilisateurs préinscrits, même avec une contribution de très peu de données à caractère personnel (nom d'utilisateur et adresse email). Un espace pour compléter ou enrichir les informations fournies dans le document, corriger ou ajouter des attributs et des références, est un outil de coresponsabilité dans le traitement du patrimoine documentaire, et une source d'information importante pour l’établissement qui préserve le document. Cela peut aussi être un bon canal à travers lequel l’utilisateur puisse informer de l’utilisation (publication, par exemple) qu’il a pu faire du document.

Ce texte est publié selon les termes de la licence
Creative Commons Attribution 3.0-es

Josep Matas 2013 - Traduction par Hispalois 2013

Quiconque peut librement reproduire et créer des œuvres dérivées citant
l'auteur.
http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/es

Les considérations légales sont basés sur le cadre juridique espagnol qui, bien qu'il ait équivalence avec les autres signataires de conventions internationales sur le droit d'auteur, a ses spécificités.

Ce texte est également disponible en castillan dans ce blog et en
catalan dans sa publication originale dans le blog de ​​l'auteur.


17 de febrero de 2013

Digitalizar documentos históricos



Texto de Josep Matas, abogado [ www.legalment.cat ], sobre la digitalización de documentos históricos, el acceso público a ellos y sus condiciones de uso.
 

Los archivos, bibliotecas y centros de documentación han asumido como misión fundamental digitalizar sus fondos y ponerlos a disposición del público a través de Internet. Iniciativas individuales de centros, o programas cooperativos como por ejemplo Europeana o Memoria Digital de Catalunya, vuelcan diariamente a la red miles de documentos, un alud maravilloso de información que, no obstante, plantea muchas cuestiones desde el punto de vista tecnológico y de criterios metodológicos, y también sobre la forma de ofrecerlo a los ciudadanos. A esta última cuestión se refiere este breve texto. Son media docena de notas que nacen de la observación de la información que suele acompañar a las imágenes de los documentos digitalizados que se difunden desde la red a partir de estos programas. Estos comentarios se refieren sobre todo a los documentos históricos.


1 - Hay que reservar derechos sólo cuando hay derechos a reservar
En muchos casos, en la presentación de las imágenes, se incorporan referencias de reserva de derechos y de limitación de usos. A veces se utiliza el símbolo © y en otras ocasiones las limitaciones se expresan con un texto que advierte del estilo “reservado todos los derechos”. Estas indicaciones son a menudo incorrectas. Lo son especialmente si se trata de documentos antiguos. Recordemos que no todos los documentos merecen la protección que otorga la normativa de propiedad intelectual. Muchos documentos (los de carácter administrativo o las normas, por ejemplo) no tienen esta protección. Otros que podrían tenerla (epistolarios, cartografía, dibujos, textos literarios, fotografías...) pueden estar ya en dominio público, o sea ser libremente utilizables. Por lo tanto, antes de indicar que se reservan derechos debe verificarse si existen realmente derechos a reservar. Si no los hay debe remarcarse que son libremente utilizables.

2 - La digitalización de un documento no otorga derechos a quien la ha realizado
Complementando lo dicho en el primer punto, no es correcto atribuirse derechos sobre la reproducción. En algunos casos hemos observado que se limitan usos de los documentos indicando que hay derechos no tanto sobre el documento original sino sobre las reproducciones, afirmación que es errónea porque las reproducciones mecánicas no otorgan derechos susceptibles de protección. No hay derechos de propiedad intelectual ni para el centro (archivo, biblioteca…) que la efectúa ni para la empresa externa que haya podido ser contratada al efecto.

3 - No utilizar las licencias Creative Commons en vano
He leído en muchas ocasiones indicaciones de autorización de uso de los documentos sólo para fines de investigación, docencia o estudio, y de exclusión de uso para fines comerciales. En algunos casos esta información se sintetiza utilizando una licencia CreativeCommons. Aunque se hace probablemente con la voluntad de favorecer el uso de estos documentos, es preciso insistir en la importancia de verificar primero si existen derechos a proteger, como se indicaba en el punto 1. Incluso en el caso que existieran habría que ver si es correcto establecer estas limitaciones. Si los derechos son propios del centro o de la institución titular del mismo, por ejemplo, puede optarse por autorizar el libre uso. En otro sentido, prohibir la utilización con fines comerciales tampoco es imprescindible; en realidad es acorde con las políticas de reutilización de la información promovidas por la Directiva 2003/98/CE. En definitiva, utilizar inadecuadamente una licencia Creative Commons, además de incorrecto puede ser absolutamente contradictorio con los fines de apertura y de favorecer el libre uso que son, precisamente, la razón de ser de estas licencias.

4 - Marcas de agua, no gracias
Si los documentos son libremente utilizables no deberían estar protegidos con marcas de agua. Ya son patrimonio de todos y no tiene ningún sentido dificultar su descarga y utilización, o marcarlos con la referencia del centro. Sobre esta cuestión, que es más compleja de lo que aparentemente puede parecer, debemos seguir la Recomendación 2011/711/UE que pide evitar "medidas para limitar el uso de marcas intrusivas u otras medidas de protección visual que dificulten la utilización del material digitalizado de dominio público" (Recomendación 5.c).

5 - Todo a cambio de una cita
Al usuario que quiera utilizar la reproducción, cualquiera que sea su uso, se le debe pedir que cite la referencia del fondo o colección y del centro. Además de ser lo más adecuado si quiere trabajar con rigor, su cita permitirá que otros usuarios accedan y utilicen este u otros documentos. Una buena práctica en este sentido aportará también más valor a su trabajo o al uso que le dé. Por tanto, a interés de los ciudadanos y también del propio centro, hay que insistir y hacer muy visible esta recomendación.

6 - Que el usuario aporte información
La presentación de los fondos y colecciones en la web debería permitir siempre hacer aportaciones, de manera fácil y directa. La experiencia permite aconsejar que los comentarios puedan subirlos sólo los usuarios que se registren previamente, aunque sea con una aportación de datos personales muy mínima (nombre usuario y dirección electrónica). Un espacio para completar o enriquecer la información que aporta el documento, corregir o incorporar atribuciones y referencias, es una herramienta de corresponsabilización en el tratamiento del patrimonio documental, y una fuente de información importante para el centro que custodia el documento. Este puede ser también un buen canal por medio del cual el usuario informe del uso (publicación, por ejemplo) que haya podido hacer del documento.




Este texto se publica bajo los términos de la licencia
Creative Commons Reconocimiento 3.0-es
Cualquiera es libre de reproducirlo y de crear obras derivadas citando su autor.
http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/es/

Este texto también está disponible en francés en este mismo blog y en catalán en su publicación original en el blog del autor.

8 de febrero de 2013

Creando contenido local para Wikipedia, una experiencia argentina

La Porteña por Antonio Pozzo. ca. 1873.
En 2007, en Argentina la web empezaba a ser un recurso académico valioso, desde que alumnos y profesores teníamos acceso frecuente e ilimitado, y empezábamos a encontrar recursos fascinantes y nunca accedidos en nuestras historias escolares. Como profesora de Historia de la fotografía, formada en Artes visuales y amante de la Historia del Arte, empezaba a notar una diferencia cualitativa en este acceso: muchos de nosotros, estudiando carreras artísticas en una ciudad periférica dentro de la periferia del mundo, hemos basado nuestro conocimiento sobre unas pocas reproducciones de obras de arte, a veces de escasa calidad. Y paradójicamente, el acceso a las fuentes de nuestra area de conocimiento además, se ve notablemente desmejorada cuando la obra que queremos analizar es de nuestro propio acervo.
Viejos y serios problemas en las políticas de conservación de patrimonio y su difusión, frecuentes en toda Latinoamérica por otra parte, nos recuerdan que la web no tendría por qué ser la excepción.

En 2007 entonces, enseñar Historia de la fotografía argentina y latinoamericana representaba algunos desafíos, empezando por conformar un cuerpo de datos valioso para estudio y análisis. Buscando materiales entonces, encontré algunos recursos valiosos en la web, algunos un poco difíciles de encontrar (mas allá de los primeros resultados de Google, y ausentes en Wikipedia) y diseñe una tarea de investigación para mis alumnos, sobre fuentes diversas, en bibliotecas e internet.


Greengrocer at Valparaíso de Harry Grant Olds. 1899
Me di entonces con una situación ya casi imposible en el presente: lo que nosotros encontramos en nuestra biblioteca escolar especializada, no estaba presente en la web, incluida Wikipedia.
Surgió así la primer experiencia con mis estudiates: hacer un resumen de lo encontrado sobre fotográfos que trabajaron en el siglo XIX en Argentina y Latinoamérica, para Wikipedia.

Admito que apenas había empezado a editar, y conocía poco la dinámica de la comunidad. Las primeras reacciones al “experimento” no se hicieron esperar y nos permitieron responder vivencialmente las dudas de los estudiantes: ¿cualquiera puede editar? ¿quién controla lo que escribimos? ¿por qué me borraron mi aporte? ¿por qué es necesario citar correctamente las fuentes?
Aquella experiencia aportó alrededor de 20 artículos sobre fotografía latinoamericana antigua, que hoy indexan primero en Google, gracias a Wikipedia: una responsabilidad que tampoco habíamos previsto inicialmente.

Editar Wikipedia como una práctica de producción de conocimiento real, útil, con vida fuera de la práctica escolar, sumado a los aprendizajes que derivan del trabajar con otros, resulta hoy para mi de un altísimo y obvio valor educativo, con múltiples aristas que van cambiando en cada nueva experiencia. En todos los casos, se trata de Wikipedia en modo escritura.

Wikipedia es un recurso usado ampliamente en casi todos los niveles educativos, pero escasamente comprendido en su potencial didáctico. Los docentes son los enlaces claves entre el conocimiento libre y los aprendizajes significativos, y Wikipedia un espacio de trabajo donde colaborar con la comunidad de wikipedistas. Si bien sabemos que hay muchos potenciales y conocidos problemas en esa colaboración, es urgente que trabajemos para potenciarla.

Autora: Lila Pagola, Wikimedia Argentina
La Porteña by Antonio Pozzo. ca. 1873, public domain; Greengrocer at Valparaíso, public domain.